5 bonnes raisons pour acheter du papier recyclé !
01.
Luttez contre le gaspillage et réduisez les déchets
La consommation de papier en France a été multipliée par 10 depuis 1950 : elle atteint aujourd’hui 70 kg par employé de bureau par mois ! Chaque année, en préférant le papier recyclé au papier classique, chaque employé de bureau peut épargner 12 arbres, 15 000 litres d’eau, l’équivalent énergétique de 720 litres de pétrole, sans compter une masse considérable de déchets. Avec une tonne de vieux papiers, on peut obtenir 900 kg de papier recyclé, alors qu'il faut 2 à 3 tonnes de bois pour fabriquer une tonne de papier classique !
02.
Économisez l’énergie et l’eau
La fabrication de pâte à papier à partir de papiers usagers nécessite 7 fois moins d’énergie et 20 fois moins d’eau qu’à partir du bois !
03.
Luttez contre l’effet de serre : 20% des émissions artificielles de CO2 sont dues au déboisement à très grande échelle.
Les forêts forment un immense réservoir de carbone, réparti dans le sol (51%), la litière (8%) et les arbres (41%). Les forêts anciennes stockent en leur sein 40 fois plus de carbone que n’en dégagent les activités humaines, d’où ce nom de « puits de carbone ». Lorsque la couverture forestière est rasée, les sols s’oxydent, ce qui conduit à l’émission de CO2 et de NOx (oxydes d’azote) en grande quantité dans l’atmosphère.
04.
Sauvegardez les forêts anciennes et ceux qui y vivent (peuples, faune, flore).
L’industrie papetière consomme 1 arbre sur 4 abattus dans le monde.
Pourquoi faut-il protéger les forêts anciennes ? Les forêts anciennes régulent la température et l’humidité du climat mondial. Elles luttent contre les glissements de terrain et arrêtent la désertification. Elles abritent enfin des dizaines de millions de personnes qui ne peuvent pas survivre sans elles. La diversité biologique des forêts anciennes est unique : elle représente 75% de la biodiversité totale des terres émergées. Ce n’est pas seulement un trésor esthétique, c’est une source de richesse pour les générations futures. On estime qu’un seul hectare de forêt amazonienne abrite plus d’espèces végétales que l’Europe de l’Ouest tout entière : grâce à elles, avant qu’elles ne disparaissent, il reste des centaines de médicaments précieux à découvrir.
05.
Dynamisez la collecte des vieux papiers et contribuer à l’emploi local sur ce nouveau marché.
 

Communiqué de GREENPEACE
PARIS, France - Le 08/11/07 - Un mois avant la conférence des Nations Unies à Bali qui décidera des suites à donner au protocole de Kyoto, un nouveau rapport de Greenpeace "Cooking the Climate" révèle comment en Indonésie, de grands groupes industriels, Unilever, Nestlé ou Procter & Gamble, se rendent complices du réchauffement climatique en participant à la destruction des espaces forestiers tropicaux au profit d'immenses cultures de palmiers à huile. Pourtant, protéger les forêts anciennes encore préservées est un moyen économique et efficace pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).

La destruction des forêts est responsable de 20% du total des émissions de GES dans le monde. En raison de la très rapide et très importante destruction de ses forêts, l'Indonésie est le troisième plus gros émetteur de GES au monde après la Chine et les Etats-Unis et juste devant le Brésil. Le pays a perdu en 50 ans 72 % de ses forêts anciennes. Celles-ci sont notamment remplacées par d'immenses cultures de palmiers à huile. Très bon marché, l'huile de palme est utilisée de façon croissante dans l'alimentation, les cosmétiques et pour la production d'agrocarburants.

Les zones déforestées en Indonésie sont principalement les tourbières, écosystèmes particuliers et fragiles de forêts marécageuses, qui sont de très importants puits de carbone. La destruction des seules tourbières indonésiennes contribue à 4% du total des émissions de GES dans le monde… La province de Riau, sur l'île de Sumatra, abrite le quart des cultures de palmiers à huile d'Indonésie. Or, des projets massifs d'expansion portent sur plus de 3 millions d'hectares. Cette expansion aura des conséquences dramatiques sur l'équilibre du climat puisque ces tourbières stockent 14,6 Giga tonnes de carbone, l'équivalent d'un an d'émissions de gaz carbonique dans le monde. Les investigations de Greenpeace à Riau ces derniers mois rapportent comment un producteur majeur d'huile de palme, Duta Palma, détruit les tourbières en complète violation avec la loi indonésienne.

L'huile de palme produite à Riau est introduite dans la chaîne alimentaire par des marques comme Flora, Pringles, Mc Cain ou KitKat. " Nous accusons de grandes multinationales comme Unilever, Nestlé et Procter & Gamble de fermer délibérément les yeux sur la destruction des tourbières et d'aggraver ainsi le réchauffement de la planète pour bénéficier d'huile de palme à bon marché ! " déclare Gregoire Lejonc, chargé de campagne forêt à Greenpeace France.


Le rapport de Greenpeace illustre à quel point l'expansion de la demande d'agrocarburants menace les forêts tropicales... En Indonésie, pour répondre aux besoins croissants du marché et notamment pour répondre aux objectifs européens de 20% d'énergies renouvelable à l'horizon 2020 incluant 10% d'agrocarburant dans le secteur des transports, il faudrait détruire 15 millions d'hectares de forêts supplémentaires pour mettre en place des cultures de palmiers à huile. " Sans l'instauration de sérieux garde fous, nos gouvernements vont contribuer à détruire les forêts tropicales et à accroître les émissions de gaz carbonique… au nom de la protection du climat ! Le soutien européen aux agrocarburants de 1ere génération doit être de toute urgence repensé ! " ajoute Gregoire Lejonc.

Greenpeace demande au gouvernement Indonésien d'adopter de toute urgence un moratoire sur la coupe rase des forêts et la destruction des tourbières. Par ailleurs, lors de la conférence des Nations Unies sur le climat de Bali du 3 au 15 décembre, les responsables politiques doivent prendre en compte la préservation des forêts tropicales et se mettre d'accord sur un mécanisme d'aide à la préservation des forêts. Protéger les forêts anciennes est une façon économique, rapide et efficace de réduire les émissions de GES.
Il faut absolument lire « Ces forêts qu’on assassine » (Calmann-Lévy – mars 2007), écrit par Emmanuelle Grundmann. Cette primatologue de 34 ans dresse un état de santé de nos forêts à faire frémir. Le constat est terrible, tant en Indonésie, en Afrique qu’en Amérique Latine. Depuis moins d’un demi-siècle, les hommes sont entrés dans « une phase d’industrialisation de la déforestation », explique-t-elle. A coup de tronçonneuses et de bulldozers, les dernières forêts primaires de la planète sont en train de disparaître. « Les hommes, appâtés par les gains à très court terme, sont en train de mettre à sac les dernières étendues boisées de la planète pour l’industrie du bois, de la pâte à papier, les monocultures commerciales et l’exploitation minière et pétrolière », dénonce Emmanuelle Grundmann.

Nos modes de consommation sont montrés du doigt : « Bientôt, ces forêts tropicales ne seront plus qu’un souvenir, sacrifiées pour que nous puissions tous nous asseoir dans notre jardin autour d’une table en teck, en dégustant des crevettes tropicales accompagnées d’une sauce à base d’huile de palme… ». Cette même huile de palme accusée par de nombreuses études médicales de favoriser l’obésité et certains cancers… Les trafics illégaux font fi de toute réglementation environnementale. Ainsi, sur l’île de Bornéo, les 2000 orangs-outans protégés du parc national de Tanjung Puting « sont menacés par les plantations de palmiers à huile, les feux de forêt à répétition, la pollution des eaux par le mercure des mines d’extraction d’or et surtout le déboisement illégal ».

« On rase la forêt pour le soja et le bétail…».
En Amazonie, le bétail et la culture du soja, conjugués à l’exploitation du bois précieux, « déciment les forêts ». « Les éleveurs sont en train de transformer l’Amazonie en viande hachée », accuse l’auteur, qui dénonce « l’effet hamburger ». Et tous ceux qui entravent la progression du soja « sont au mieux menacés, au pire liquidés », explique Bertrand Camacho, attaché agricole à la mission économique de l’ambassade de France à Brasilia. Diane Fossey, Chico Mendès, Bruno Manser, Theys Eluay défenseurs de la forêt et de ses peuples sont parmi les victimes les plus connues.

Arbres OGM, monocultures d’eucalyptus et d’acacias à croissance rapide, pollutions, incendies, inondations, violations des droits de l’homme, chasse aux éléphants et aux gorilles qui finissent en ragoût… la liste des menaces sur la forêt et ses habitants (hommes et faune) n’en finit plus ! Sans parler des crimes contre la biodiversité, comme le trafic d’animaux de compagnie, la disparition d’espèces végètales pourtant indispensables à la pharmacopée,


« La forêt se vide », se désole Emmanuelle Grundmann. Même la labellisation FSC (Forest Stewardship Council), qui devrait apporter des garanties de gestion durable des forêts, pose problème à l’enquêtrice, qui parle « d’accréditations douteuses » et remet en cause ce type de label. « Un consommateur peut acheter une table de jardin labellisée FSC alors que le bois dont elle est faite est d’origine illégale », accuse-t-elle. Sans nier que « la mise en place du label FSC a permis de nets progrès quant à la gestion des forêts ».


Que faire pour lutter contre tous ces phénomènes ? Redonner la parole aux peuples de la forêt, gérer la forêt de manière communautaire et durable, consommer moins mais mieux, s’informer… « La connaissance, c’est le premier pas vers le respect », explique Emmanuelle Grundmann, dont le livre a bien évidemment été imprimé en… papier recyclé !
La culture du coton conventionnel pollue la terre et empoisonne les hommes

La terre polluée, la faune menacée, l’eau gaspillée
Plusieurs entreprises commercialisent du coton biologique et équitable, telles Biocoton, Modétic , Ethnica ou Idéo. Toutes dénoncent les dégâts causés par la culture conventionnelle du coton.
La culture du coton conventionnel est l’une des plus polluante. Elle utilise 25% des insecticides et 11% de tous les pesticides utilisés dans le monde, souligne-t-on chez Biocoton. « Il faut environ 450g de fertilisants et pesticides chimiques pour produire les 1,3 Kg de coton conventionnel nécessaires à la fabrication d'un T-shirt et d'une paire de jeans », précise Modétic. Des produits chimiques hautement toxiques pour l’environnement et la santé des hommes. « La faune sauvage non ciblée théoriquement (abeilles, oiseaux) est directement atteinte par les insecticides, tandis que les insectes visés développent des mécanismes de résistance. Consommatrice d’eau - on estime qu’il faut des de 7 000 à 29 000 litres d’eau pour produire un kilo de coton (source étude WWF - 1999) - la culture conventionnelle est notamment responsable de l’assèchement de la mer d’Aral », alerte Ideo.

Malformations, cancers…
Mais l’environnement n’est pas le seul menacé lors des traitements du coton, la santé des hommes également. « Dans les régions de culture intensive du coton, on y observe de plus en plus des malformations chez les nouveaux-nés et une augmentation du taux de cancers (source CBG). Selon l'OMS, ils sont la raison de 220 000 morts et 25 millions de cas d'empoisonnement par an dans les seuls pays du Tiers-Monde », explique Idéo.

Le coton OGM
La culture de coton OGM vient s’ajouter aux difficultés des petits paysans, comme le coton BT qui « prolifère à grande vitesse ». «Comme les paysans sont pauvres, ils essaient de faire des copies de ce coton BT et ces nouvelles graines ne sont pas contrôlées », explique-t-on chez Biocoton. Ils doivent également racheter leurs semences à leur fournisseur dont ils dépendant totalement. « OGM, pesticides, intoxications nous semblent des raisons suffisantes pour ne pas intégrer les OGM dans nos standards », conclut Biocoton.

Pourquoi faut-il des vêtements en coton bio-équitable ?

La santé et l’environnement préservés
Préserver la santé des producteurs est évidemment une nécessité. Les consommateurs ont aussi tout à gagner d’une culture biologique « qui restaure la fertilité des sols, l’équilibre des écosystèmes et participe à la sauvegarde de notre santé et de notre planète », résume Biocoton. Plus concrètement, chez Idéo on explique que «le coton bio manipulé par les petits producteurs puis par les ateliers de confection est donc sans danger pour les employés et pour les populations alentour ». Les paysans fabriquent eux-mêmes leurs pesticides à partir de substances naturelles et sans danger pour l’homme.

L’environnement est préservé : «L’utilisation des pesticides naturels préserve la biodiversité des régions dans lesquelles le coton est cultivé et aide au maintien des espèces vivantes.

Le coton bio est de meilleure qualité
Doux au toucher, sans risques d’allergies pour l’homme, plus souple… les qualités du coton biologiques sont trop peu connues. Il est particulièrement agréable à porter. Chez Biocoton, on insiste sur les risques d’allergies provoqués par le coton conventionnel car « la peau peut absorber tous les produits chimiques utilisés », notamment pour les enfants et les bébés. Il est donc « vital de produire du coton bio pour protéger les producteurs et leur famille, l’environnement et la population mondiale ».

Deux atouts inséparables : bio et équitable
Au-delà des qualités du produit avantageuses pour lui, le consommateur favorise le commerce équitable. Dans un paysage économique « dominé par la course au profit au détriment de la personne humaine », Modétic explique qu’il respecte certaines normes :

01.
Assurer une juste remuneration de leur travail aux producteurs et travailleurs dans les ateliers de fabrication, ainsi qu'à tous les intervenants dans la chaine economique. Chacun pouvant ainsi couvrir ses besoins elementaires de nourriture, logement, sante, education,…

02.
Garantir le respect des droits fondamentaux des personnes (refus de l'exploitation des enfants, du travail force, de l'esclavage,…).

03.
Instaurer des relations durables entre partenaires economiques.

04.
Favoriser la preservation de l'environnement.

05.
Proposer aux consommateurs des produits de qualité.

Les critères sociaux et environnementaux vont donc de pair. En favorisant le coton bio équitable, on permet aux petits producteurs des pays du Sud de développer leurs exportations. Le coton représente « 50 à 70% des revenus d’exportation au Bénin », explique Biocoton. On imagine l’impact social et environnemental d’un fort développement du coton biologique. Un pouvoir que détiennent les consommateurs pour peu qu’ils soient informés et acheteurs.